Désolation,
Chers
amis des Quinconces, le voyage m’aura épargné d’être un peu plus enragé. Les
résultats de l’équipe de France de rugby m’exaspèrent. Quand je regarde,
l’évolution des autres nations, j’ai vraiment l’impression d’être depuis 6 ou 7
ans en deuxième division.
Je
ne connais pas Guy Novès mais comme d’habitude, je suis attentif aux résultats
et avec Toulouse ce n’est pas ce qui lui fait défaut. Nous oublions trop
souvent que les hommes sont partie prenante d’un système et que ce dernier est
un être vivant, sensible à l’usure du temps. Nous savons que le modèle
toulousain a vieilli et a certainement loupé une phase de renouvellement des
hommes et des idées.
Les
déboires de la tournée en Afrique du Sud de ce mois de juin sont venus ternir
l’espoir né d’un hiver qui montrait une équipe nationale en progrès. En fait
perdant ou gagnant de peu. Rien qui permette un optimisme démesuré. La forme de
jeu proposé n’avait rien d’enlevé et de guilleret. L’an dernier j’avais noté
dans mon blog personnel de ce premier voyage en Australie-Nouvelle Zélande que
la physionomie des joueurs d’ici avait changée. Des joueurs plus longilignes,
plus dynamiques. Perdant du poids au profit de la vitesse… (je fus un
constructeur des obus-flèches !)
Chasse à l’information,
Pendant
que notre EDF vous désespérait, moi je cherchais des billets pour entrer au
stade. Je cherchais dans le même temps à trouver des informations permettant
d’éclairer beaucoup de nos questions. Encore une fois, je veux faire œuvre de
témoignage, pour que chacun puisse se faire une idée. Mon sens de l’écriture
n’est certainement pas neutre mais nous sommes entre amis, vous saurez me
corriger. Nous sommes partis ensemble pour trois mois, ici le voyage ne compte
pas.
Comme
je vous l’ai dit, j’irai dans les écoles, peut-être à l’université, dans les
clubs amateurs et surtout chez les professionnels. Mes copains d’ici connus l’an
dernier sont si charmants qu’ils m’ont ouvert des portes ou donné les moyens de
les forcer.
D’abord
je dois vous dire que vous ne pouvez imaginer combien les gens sont ici et au
plus haut poste qu’ils soient humbles et d’abord courtois. Vous ne me croyez
pas ?
Un torrent de gentillesse,
La
tournée des Lions Irlandais mais surtout Britanniques en Nouvelle Zélande est
un sommet, une énorme machine qui n’a lieu que tous les 12 ans. Le Nouvelle
Zélande est un dominion du Commonwealth fidèle et attentif. Recevoir des sujets
proches de la Reine est un sommet politique autant que sportif. Pas loin de
penser « qui aime bien châtie bien ! ».
Dans
ce fatras d’organisation où je vous prie de croire que la police est dans tous
ses états, je n’ai pas de billets pour les matches de Wellington. Impossible d’obtenir
de l’organisation commerciale autre chose qu’un package, pas un seul billet
unique à l’horizon numérique.
Sur
les indications d’un ami charitable, je décide d’envoyer un mot au patron de la
fédération chargé de l’exécution du programme de la tournée des Lions. Un
boulot loin d’être pépère. Que croyez-vous qu’il arrivât ? Il m’a répondu et s’est occupé de moi toute
affaire cessante. Une sollicitude qui me laisse bouche bée. Nous avons
tranquillement communiqué par mail interposé, lui à Auckland pour superviser le
premier test qui nous a régalé moi à Wellington tranquillement installé.
J’ai
été reçu à la Fédération et c’est Cath qui s’en est chargée. Simple et
charmante elle a écouté l’étendue de notre projet, pris toutes les décisions en
rapport avec son patron. Du bel ouvrage, un poil attentionné que l’on ne sait
jamais comment remercier.
Une vision simple :
l’excellence dans le respect de la culture
Voici
au passage ce que j’ai appris dans les bureaux sis à la New Zealand Rugby
House. D’abord un accueil où le All Black est roi. Sur les piliers de la salle
de réception, tous les numéros sont là. Les trophées de l’histoire ne sont jamais
loin en Nouvelle Zélande, et les vitrines sont pleines des plus vieux succès
pour le devoir de mémoire. Pas de discours, des animations, des faits.
![]() |
Les piliers All Blacks |
Sur
les murs deux fresques, une pour présenter l’organisation des franchises
professionnelles attachées à la région, un lien avec la formation, l’autre pour
parler du passé comme de l’avenir.
Une
franchise a son réservoir de joueurs dans sa région. Un joueur formé dans la
zone des blues ne pourra pas être recruté par les Crusaders. Je vous en dirai
plus sur cela en entrant dans les franchises où j’aurai accès.
Une place pour les enfants , les filles et les grands... |
Chaque franchise a son réservoir de joueur locaux |
Les clubs dans leur région |
Je
vous ai déjà dit que le Haka était un acte culturel important ici. Le plus
impressionnant que j’ai eu l’occasion de voir ici est celui qui fut commencé
par des femmes et des jeunes filles, j’en ai encore la chair de poule en
écrivant ce souvenir.
Moment de match: jouer avec sa culture |
En
quelques mots et des images, présentation la politique de la Fédération est sur
les murs. Pour un gascon, « un pour tous, tous pour un ». De quoi
fédérer les énergies au service un projet.
Michel Prieu
Blog voyage :
nouvellezelandeleretour.blogspot.com
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